Héritage & parcours – Le nom, la mémoire et la transmission

Porter le nom Laumuno, c’est porter l’histoire d’une liberté retrouvée.
Ce patronyme m’a été transmis comme un fil d’or reliant les générations, depuis une femme affranchie en 1848 jusqu’à aujourd’hui.
À travers lui, je mesure la force de celles et ceux qui ont su se relever, se nommer et exister après des siècles d’effacement.
“C’est cela aussi, être issu d’un groupe humain injustement bestialisé sur plusieurs siècles : se reconstruire, se nommer, se dire.”

Un nom né de la liberté

Le 15 octobre 1848, à Saint-Louis de Marie-Galante, Gertrude, âgée de soixante-deux ans, reçoit son nom d’affranchie : LAUMUNO.
Avec elle, trois de ses fils – Pierre, François et Lucien – inscrivent ce nom sur le registre de l’état civil, quelques mois après l’abolition de l’esclavage.
Cet acte simple, écrit à l’encre sur le papier jauni des archives, fonde une lignée.
Une lignée qui traversera les siècles, les départs, les silences et les renaissances.

À travers mes recherches et mes écrits, j’ai voulu redonner voix à cette histoire.

Le nom n’est pas seulement un mot : c’est une mémoire vivante, un héritage qui porte encore aujourd’hui la trace d’un combat pour l’existence.

De Gertrude à Marie-Héléna – une filiation de transmission

De Gertrude à Anne-Andréolette, ma mère, le nom Laumuno a traversé les générations en portant un message : la dignité et la continuité.
Il raconte le courage des femmes de Marie-Galante, gardiennes de la mémoire et piliers des familles.
Il raconte aussi la puissance du territoire, ce lien entre la terre, la langue et le rythme du tambour.
C’est dans ce sillage que je poursuis mon travail : comprendre ce que nos histoires familiales disent de nous, et comment elles façonnent notre rapport à la culture, à la langue, et à la liberté intérieure.

Un parcours entre recherche et engagement

Mon parcours professionnel est né d’un double ancrage : l’éducation et la recherche.

Après plusieurs années d’enseignement, j’ai orienté mes travaux vers la compréhension du cheminement identitaire guadeloupéen, à travers l’histoire, la musique et la parole.

Formations et qualifications

1000

CAPES Histoire-Géographie

Éducation nationale

1000

Habilitation à l’enseignement du créole

Académie de Guadeloupe

1000

Certification en anglais disciplinaire

1000

Master en Sciences humaines et sociales

Université de Franche-Comté

1000

Doctorat histoire contemporaine

Université des Antilles

1000

Qualification aux fonctions de Maître de conférences

Conseil national des universités

Champs de recherche et d’intérêt

Le gwoka, comme expression du corps, du peuple et de la liberté.
Les liens familiaux guadeloupéens et leur rôle dans la reconstruction identitaire.
La langue créole, comme miroir du vécu et du rapport à soi.
La décolonisation culturelle à travers la musique, la danse et la littérature.
Mon engagement vise à articuler ces domaines pour offrir une lecture sensible et scientifique des trajectoires guadeloupéennes, entre héritage et devenir.

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